dimanche 11 novembre 2012

Rien ne serait arrivé sans la loi de Moore



La loi de Moore (qui n’est en fait qu’un conjecture) affirme que le nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans. Ce qui, par extension, a donné pour le grand public que le rapport entre la puissance d’un ordinateur et son prix double tous les dix-huit mois.
Autrement dit, les machines sont de plus en plus puissantes et de moins en moins chères.
C’est bien ce qu’il s’est produit et se produit encore, pour le plus grand bonheur du logiciel libre et sa culture…


Un allié secret de l’open source : la loi de Moore

Open source’s secret ally: Moore’s Law
par Glyn Moody – 10 octobre 2012 – The H

(Traduction : KoS, ProgVal, Sylvain, greygjhart)
Linux est passé du statut de petit bidouillage sympa dans une chambre à celui de logiciel capable de changer le monde il y a un peu plus de 21 ans lorsque Linus a envoyé son fameux message : « Bonjour aux utilisateurs de minix », invitant les gens à le rejoindre. Comme je l’ai remarqué le mois dernier, cette approche ouverte, collaborative était tout à fait nouvelle et s’est avérée décisive dans l’adoption et le développement de Linux.
Cela fut possible car Internet était déjà suffisamment présent pour qu’assez de gens se joignent à l’équipe distribuée de volontaires de Linus. En d’autres termes, l’émergence du logiciel libre est intimement liée à internet. En effet, le décollage rapide de Linux, comparé aux progrès plutôt lents du projet GNU est probablement dû, au moins en partie, au fait que ce dernier ne pouvait se reposer sur une connectivité globale. C’est grâce à cela que Richard Stallman a pu vivre des ventes de GNU Emacs, qu’il distribuait sur des bandes magnétiques.
La nature symbiotique du logiciel libre et d’internet, le premier utilisant le second, le second étant utilisé par le premier, est maintenant largement reconnue. Mais un autre facteur clé dans l’apparition de l’open source a été sous-estimé, alors que Linus lui-même le mentionne dans ce fameux premier message :
Je programme un système d’exploitation (gratuit, c’est juste un passe-temps, ça ne sera pas un gros projet professionnel comme GNU) pour des clones AT 386(486).
Comme nous vivons à l’ère Intel depuis deux décennies, une ère qui touche peut-être à sa fin, avec la montée en puissance des smartphones et des tablettes et leurs processeurs de familles différentes, il est facile de négliger l’importance du fait que Linus développa Linux pour les processeurs 80386.
Aussi étrange que cela puisse paraître , l’ordinateur principal de Linus avant qu’il n’écrive Linux était un Sinclair QL, un ordinateur typiquement anglais qui utilisait le processeur Motorola 68008 (qui fonctionnait à 7,5 MHz), fourni avec 128K de RAM et utilisait un infâmemicrodrive comme stockage.
Passer à un PC 386, fonctionnant à 33MHz, avec 8 Mo de RAM et 40Mo de disque dur, était un véritable bond en avant pour Linus, et poussa ses finances à leurs limites. En fait, il n’a pu acheter son premier PC que le 5 janvier 1991 parce qu’il reçut de l’argent pour Noël qu’il ajouta à un prêt étudiant que le gouvernement Finlandais lui avait récemment accordé. Ce dernier était sensé payer sa nourriture et son logement pendant qu’il étudiait à l’université d’Helsinki mais comme il vivait toujours avec sa mère pendant cette période, il réussi à le détourner pour un usage plus intéressant.
Le fait qu’il puisse se payer un système aussi performant reposait sur l’amélioration continuelle du matériel, couplée à la diminution régulière des prix. C’est à dire que c’est grâce à la loi de Moore, qui dit que le ratio entre performances et prix double tous les 18 mois environ, que Linus a pu se retrouver avec le système 386 qu’il mentionne dans le premier message sur Linux.
Sans la loi de Moore, il serait sans-doute resté avec son Sinclair QL, codant pour un système dont peu de gens se souciaient. Avec le 386, il a pu rentrer dans le courant dominant de l’informatique en même temps que de nombreuses autres personnes. Partout dans le monde (ou en tout cas dans les zones les plus riches) les jeunes gens ont pu s’acheter de vrais ordinateurs basés sur l’Intel 80386 et (plus tard) 80486. Cela signifiait qu’ils pouvaient faire tourner le code de Linux dès ses débuts, et aussi qu’ils pouvaient contribuer.
Encore une fois, sans la loi de Moore mettant des ordinateurs moins chers dans les mains de bidouilleurs, Linus n’aurait pas été en mesure de construire cette communauté mondiale à travers Internet et le rythme de développement en aurait souffert. En effet, comme la loi de Moore continuait de tirer les prix vers le bas tout en augmentant les performances, de plus en plus de gens dans un nombre croissant de pays ont pu acquérir des PCs suffisamment puissants pour rejoindre le projet Linux. Des processeurs plus rapides signifiaient des temps de compilation plus courts pour les programmes ce qui rendait le bidouillage du code plus facile – et plus agréable.
Il y a ici un contraste intéressant avec le développement du logiciel propriétaire. Les avancées dues à la loi de Moore ne profitent que peu aux programmeurs dans les entreprises, puisqu’ils ont généralement du matériel assez bon. Et les entreprises n’en bénéficient guère plus, puisque ce qui coûte le plus dans la programmation est le salaire des programmeurs, pas le prix de leurs PCs. Dans le monde du logiciel libre, les programmeurs volontaires sont bénévoles et le facteur limitant est le prix du matériel. C’est pourquoi la loi de Moore est très avantageuse pour l’open source.

Potentiel futur

RASPBERRY PI

Ce n’est pas un effet purement historique des premières heures de Linux. Nous voyons encore aujourd’hui la Loi de Moore tirer les prix vers le bas en accueillant toujours plus d’utilisateurs. Un bon exemple est le mini-ordinateur Raspberry Pi. Il offre les bases de la puissance d’un PC sur une petite carte mère, à un prix minuscule. Cela signifie que non seulement les personnes ordinaires – même des enfants – peuvent l’acheter sans avoir à penser au prix, mais aussi que les écoles peuvent envisager d’en acheter un pour chaque étudiant, ce qui est normalement inenvisageable avec les prix prohibitifs des PC, même ceux bon marché.
L’effet que le Raspberry Pi aura sur l’éducation n’est pas encore clair, mais il semble que celui-ci ou l’un des nombreux systèmes semblables à prix très bas va permettre l’arrivée de nouveaux types de projets avec des nouveaux groupes de contributeurs, dans les pays émergents par exemple.

PARALLELLA

Et les choses sont déjà en train d’aller plus loin. Voici un projet Kickstarter qui illustre à merveille cette progression continue rendue possible grâce à la loi de Moore. Il s’agit deParallella. Il se décrit comme un « Supercalculateur Grand Public », et ce n’est pas une blague.
Une fois terminé, l’ordinateur Parallella devrait fournir l’équivalent d’un processeur à plus de 45Ghz sur un circuit de la taille d’une carte de crédit tout en consommant moins de 5 Watts en fonctionnement normal. En s’en tenant seulement à la fréquence, c’est plus de puissance qu’un serveur haut de gamme qui coûte des milliers de dollars et consomme 400W.
Important, tout le système sera ouvert :
  • Accès ouvert : absolument aucun accord de non divulgation ou accès spéciaux nécessaires ! Toute l’architecture et le kit de développement seront publiés sur le web dès que le projet sera financé sur Kickstarter.
  • Open Source : la plateforme Parallella sera basée sur des outils et des librairies libres et gratuites. Tous les fichiers de conception des circuits seront fournis une fois que Parallella sera sur le marché.
  • Bon marché : les coûts du matériel et des outils de développement ont toujours été une barrière très difficile à franchir pour les développeurs cherchant à écrire des applications haute performance. Notre but est de fournir l’ordinateur haute performance Parallella à un coût inférieur à 100 $, le rendant accessible à tous.
Oui, c’est un super ordinateur à 45GHz, fourni en standard avec Ubuntu, pour moins de 100$. Si Parallella parvient à sortir cela – et en tant que projet Kickstarter (il y a toujours le risque qu’il ne soit pas totalement financé ou qu’il ne fonctionne pas correctement) – il va mettre un nouveau niveau de puissance de calcul entre les mains de tout le monde, y compris les étudiants.
Potentiellement, cela va permettre à des gens qui, jusqu’à présent, ne pouvaient tout simplement pas s’acheter une telle puissance de calcul de démarrer une toute nouvelle génération de projets open source. Encore une fois, le principal bénéficiaire ici est l’open source : si une entreprise a besoin d’un supercalculateur, elle va généralement l’acheter immédiatement, puisqu’elle peut se permettre de payer un prix conséquent pour les modèles actuels. Ce que Parallella apporte, grâce à la loi de Moore, est la démocratisation d’une puissance de calcul de cet ordre, qui ne va plus être réservée à des projets commerciaux disposant de solides fonds.

IMPRESSION 3D

Il est important de noter que c’est la loi de Moore, agissant sur le matériel qui apporte ces bénéfices, plutôt que n’importe quel changement exponentiel dans le logiciel (qui n’y contribue qu’indirectement). De plus, des lois de Moore pour d’autres types de matériel commencent également à prendre forme. Un exemple frappant en est l’impression 3D, où les prix baissent régulièrement.

SÉQUENÇAGE DU GÉNOME

Ou encore le monde du séquençage du génome – démêler les milliards de « lettres » chimiques qui forment la double hélice de l’ADN – qui voit l’arrivée de changementsencore plus importants.
Vous savez peut-être que le coût de séquençage du génome baisse, mais vous n’avez peut-être pas la moindre idée de la vitesse à laquelle il baisse. Le National Human Genome Research Institute qui fait partie du National Institute of Healthaméricain a compilé des données étendues sur le coût de séquençage de l’ADN au cours de la dernière décennie et a utilisé ces informations pour créer deux graphique à couper le souffle. Les chercheurs du NHGRI montrent que non seulement les coûts de séquençage sont en chute libre mais ils dépassent la courbe exponentielle de la loi de Moore d’une grande marge.
Cela signifie que le coût de séquençage de votre génome, ou de n’importe quel autre organisme, va bientôt devenir à la portée de tout le monde. Cela va-t-il créer une communauté globale de bio-hackers libristes, menée par un nouveau Linus avec un séquenceur de bureau (et peut-être un supercalculateur Parallella) dans sa chambre à coucher ? L’expérience des logiciels libres suggèrent que oui et nous apprend que nous ne devrions jamais sous-estimer le simple pouvoir de la loi de Moore à conduire des changement inattendus et révolutionnaires.

jeudi 26 juillet 2012

L'architecture d'Android

Après quelques réflexions et quelques recherches, je me suis dit que c'était peut-être une bonne idée de présenter aux plus curieux l'architecture d'Android. Vous pouvez considérer ce chapitre comme facultatif s'il vous ennuie ou vous semble trop compliqué, vous serez tout de même capable de développer correctement sous Android mais un peu de culture technique ne peut pas vous faire de mal 

Concrètement, l'architecture d'Android, c'est ça :
Architecture Android

Schéma qui provient de la page suivante, provenant du site d'Android destiné aux développeurs.

En soi, ce schéma est incompréhensible et franchement pas glamour, mais il résume de manière concrète ce que je vais vous raconter. Ce que vous observez est une pile des composants qui constituent le système d'exploitation. Le sens de lecture se fait de bas en haut, puisque le composant de plus bas niveau est le noyau Linux et celui de plus haut niveau sont les applications.


Le noyau Linux

Je vous avais déjà dit que le système d'exploitation d'Android se basait sur Linux. Si on veut être plus précis, c'est le noyau (« kernel » en anglais) de Linux qui est utilisé. Le noyau est l'élément du système d'exploitation qui permet de faire le pont entre le matériel et le logiciel. Par exemple les pilotes Wifi permettent de contrôler la puce Wifi. Quand Android veut activer la puce Wifi, on peut imaginer qu'il utilise la fonction « allumerWifi() », et c'est au constructeur de spécifier le comportement de « allumerWifi() » pour sa puce. On aura donc une fonction unique pour toutes les puces, mais le contenu de la fonction sera unique pour chaque matériel. 

La version du noyau utilisée avec Android est une version conçue spécialement pour l'environnement mobile, avec une gestion avancée de la batterie et une gestion particulière de la mémoire. C'est cette couche qui fait en sorte qu'Android soit compatible avec tant de supports différents.
Ça ne signifie pas qu'Android est une distribution de Linux, il a le même coeur mais c'est tout. Vous ne pourrez pas lancer d'applications destinées à GNU/Linux sans passer par de petites manipulations, mais si vous êtes bricoleur...

Si vous regardez attentivement le schéma, vous remarquerez que cette couche est la seule qui gère le matériel. Android en soi ne s'occupe pas de ce genre de détails. Je ne veux pas dire par là qu'il n'y a pas d'interactions entre Android et le matériel, juste que quand un constructeur veut ajouter un matériel qui n'est pas pris en compte par défaut par Android, il doit travailler sur le kernel et non sur les couches au-dessus, qui sont des couches spécifiques à Android.


Les bibliothèques pour Android

Ces bibliothèques proviennent de beaucoup de projets open-sources, écris en C/C++ pour la plupart, comme SQLite pour les bases de données, WebKit pour la navigation web ou encore OpenGL afin de produire des graphismes en 2D ou en 3D. Vous allez me dire qu'Android ne peut pas utiliser ces bibliothèques puisqu'elles ne sont pas en Java, cependant vous auriez tort puisqu'Android comprend très bien le C et le C++ !

Le moteur d'exécution Android

C'est cette couche qui fait qu'Android n'est pas qu'une simple « implémentation de Linux pour portables ». Elle contient certaines bibliothèques de base du Java accompagnées de bibliothèques spécifiques à Android et la machine virtuelle « Dalvik ».

Un moteur d'exécution (« runtime system » en anglais) est un programme qui permet l’exécution d'autres programmes. Vous savez peut-être que pour utiliser des applications développées en Java sur votre ordinateur vous avez besoin du JRE (« Java RUNTIME Environment »), et bien il s'agit du moteur d'exécution nécessaire pour lancer des applications écrites en Java.

Voici un schéma qui indique les étapes nécessaires à la compilation et à l’exécution d'un programme Java standard :
Architecture Java

Votre code est une suite d'instructions que l'on trouve dans un fichier « .java » et ce fichier sera traduit en une autre suite d'instructions dans un autre langage que l'on appelle le « bytecode». Ce code est contenu dans un fichier « .class ». Le bytecode est un langage spécial qu'une machine virtuelle Java peut comprendre et interpréter. Les différents fichiers « .class » sont ensuite regroupés dans un « .jar » et c'est ce fichier qui est exécutable. En ce qui concerne Android, la procédure est différente. En fait ce que vous appelez Java est certainement une variante particulière de Java qui s'appelle « Java SE ». Or, pour développer des applications pour Android, on n'utilise pas vraiment Java SE. Pour ceux qui savent ce qu'est « Jave ME », ce n'est pas non plus ce framework que l'on utilise (Java ME est une version spéciale de Java destinée au développement mobile, mais pas pour Android donc).

A noter que sur le schéma le JDK et le JRE sont réunis, mais il est possible de télécharger le JRE sans télécharger le JDK.

La version de Java qui permet le développement Android est une version réduite amputée de certaines fonctionnalités qui n'ont rien à faire dans un environnement mobile. Par exemple, la bibliothèque graphique Swing n'est pas supportée, on trouve à la place un système beaucoup plus adapté. Mais Android n'utilise pas une machine virtuelle Java ; une machine virtuelle toute étudiée pour les systèmes embarqués a été développée, et elle s'appelle « Dalvik ». Cette machine virtuelle est optimisée pour mieux gérer les ressources physiques du système. Je citerai par exemple qu'elle permet de laisser moins d'empreinte mémoire (la quantité de mémoire allouée à une application pendant son exécution) et qu'elle puise moins dans la batterie qu'une machine virtuelle Java.

La plus grosse caractéristique de Dalvik est qu'elle permet d'instancier (terme technique qui signifie « créer une occurrence de ». Par exemple quand vous créez un objet en java, on instancie une classe puisqu'on crée une occurrence de cette classe) un nombre très important d'occurrences de lui-même : chaque programme a sa propre occurrence de Dalvik et elles peuvent vivre sans se perturber les unes les autres. Voici un schéma qui indique les étapes nécessaires à la compilation et à l’exécution d'un programme Android standard :
Dalvik

On voit bien que le code Java est ensuite converti en bytecode Java comme auparavant. Mais souvenez-vous, je vous ai dit que le bytecode Java ne pouvait être lu que par une machine virtuelle Java, et je vous ai aussi dit que Dalvik n'était PAS une machine virtuelle Java. Il faut donc procéder à une autre conversion à l'aide d'un programme qui s'appelle « dx ». Ce programme s'occupera de traduire les applications de bytecode Java en bytecode Dalvik, qui lui est compréhensible par la machine virtuelle.

La puissante machine virtuelle Dalvik est destiné uniquement à Android, mais il est possible de développer une machine virtuelle similaire et qui ne fonctionne pas sous Android. Par exemple, le Nokia N9 pourra exécuter des applications Android sans utiliser ce système.
  

Les frameworks pour les applications

Il s'agit d'un framework qui...
Un quoi??

Un framework peut se traduire littéralement par un cadre de travail. Il s'agit d'un ensemble de composants qui définissent les fondations ainsi que les grandes lignes directrices de l'organisation d'un code, en d'autres termes on peut parler de son architecture ou de son squelette. Un framework prodigue aussi quelques fonctionnalités de base (accès à la base de données par exemple). Cet outil fournit ainsi une démarcation radicale entre plusieurs aspects d'un programme et permet de mieux diviser les tâches (toi tu fais l'interface graphique, toi l'interaction avec le réseau, etc).

En fait ce sont ces frameworks là qui vous sont disponibles quand vous programmez en Java, et qui s'occupent d'interagir avec la bibliothèque Android. Vous pouvez vous contenter d'appeler des fonctions déjà faites à l'avance par d'autres et les regarder s'exécuter tranquillement.


Les applications

Il s'agit tout simplement d'un ensemble d'applications que l'on peut trouver sur Android, par exemple les fonctionnalités de base inclues un client pour recevoir/envoyer des emails, un programme pour envoyer/recevoir des SMS, un calendrier, un répertoire, etc. C'est ici que vous intervenez, cette stèle est celle de vos futures applications développées en Java. Vous l'aurez compris, vous accédez aux mêmes ressources que les applications fournies par défaut, vous avez donc autant de possibilités qu'elles, vous avez même la possibilité de les remplacer. C'est aussi ça la force d'Android.

dimanche 6 mai 2012

Install Mac OS X Lion on Ubuntu 12.04 Precise Pangolin/Linux Mint 13



Previous shared Mac OS X Lion for Ubuntu 11.10, People liked this theme also we should thank to Author.
Many People Search for Macbuntu 12.04/Macbuntu 11.10/Mac4lin, Mac Ubuntu theme and so on. So here we are ready with Mac OS X Lion Theme for Ubuntu 12.04 Precise Pangolin and Hopefully Mac Theme will work with Linux Mint 13.
macbuntu 12.04

mac ubuntu

mac4lin

ubuntu mac

mac os x ubuntu


How Gnome Shell Looks? (Not applied on Gnome Shell - Only GTK Applied)

mac gnome shell

gnome shell mac theme






Now Theme Installation:

1: Download Mac OS X Lion Wallpapers
2: Install Latest Cairo Dock

3: To Install Mac OS X Lion Theme on Ubuntu 12.04 Precise Pangolin open Terminal (Press Ctrl+Alt+T) and copy the following commands in the Terminal:
  • sudo add-apt-repository ppa:noobslab/themes
  • sudo apt-get update
  • Install Cursors
  • sudo apt-get install mac-os-lion-cursors
  • Install Icons
  • sudo apt-get install mac-os-lion-icons
  • Install Theme
  • sudo apt-get install mac-os-lion-theme

4: Apply Mac OS X Splash:
macbuntu 12.04
Install Following commands to install splash:
  • wget http://dl.dropbox.com/u/53319850/Paw-OSX.zip
  • unzip Paw-OSX.zip
  • sudo cp -R Paw-OSX/ /lib/plymouth/themes
  • sudo update-alternatives --install /lib/plymouth/themes/default.plymouth default.plymouth /lib/plymouth/themes/Paw-OSX/paw-osx.plymouth 100
Enter following command and select paw-osx splash:
  • sudo update-alternatives --config default.plymouth
Now Enter this command:
  • sudo update-initramfs -u

5: Install Compiz Setting Manager to Autohide Unity Launcher: 
  • sudo apt-get install compizconfig-settings-manager
unity autohide


6: Install Gnome Tweak Tool to change Themes, Icons, Cursors: 
  • sudo apt-get install gnome-tweak-tool
mac os x

jeudi 3 mai 2012

Wikileaks : Un monde sous surveillance





Les écoutes de masse de populations entières ne sont pas seulement une réalité, c’est une nouvelle industrie secrète existant dans plus de 25 pays.





Un mauvais film

On dirait un mauvais film, mais les systèmes d’interception de masse, fabriqués par des entreprises occidentales et utilisés également contre les «opposants politiques», sont aujourd’hui une réalité. Le 1er décembre dernier, Wikileaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse. En collaboration avec Bugged Planet et Privacy International, ainsi que les medias de six pays – L’ARD en Allemagne, Le Bureau of Investigative Journalism au Royaume Uni, The Hindu en Inde, L’espresso en Italy, OWNI en France et le Washington Post aux États-Unis – Wikileaks met en lumière cette industrie secrète dont la croissance a explosé depuis le 11 Septembre 2001 et qui représente des milliards de dollars chaque année. WikiLeaks a publié 287 documents, mais le projet «Un monde sous surveillance» est lancé, et de nouvelles informations seront publiées dans l’année qui vient.

Le plus grand secret

Les entreprises de surveillance internationales sont situées dans les pays disposant des technologies les plus sophistiquées, et ils vendent leur technologie dans tous les pays du monde. Cette industrie est, en pratique, non régulée. Les agences de renseignement, les forces militaires et les autorités policières sont donc capables d’intercepter sans être détectées, massivement et dans le plus grand secret, les appels téléphoniques, et de prendre le contrôle d’ordinateurs sans même que le fournisseur d’accès ne s’en rende compte ou n’apporte son aide. La position des utilisateurs peut être suivie à la trace s’ils ont sur eux un téléphone mobile, même si celui-ci est en veille.

L’industrie des équipements de surveillance

Mais les dossiers du «monde sous surveillance» de WikiLeaks vont plus loin que de simples «bons pays occidentaux» exportant leur technologie à «de mauvais pays en développement». Les sociétés occidentales vendent aussi un vaste catalogue d’équipements de surveillance aux agences de renseignement occidentales. Dans les histoires classiques d’espionnage, les agences de renseignement comme la DGSE ou le MI5 mettent sur écoute les téléphones d’une ou deux personnes d’intérêt. Lors des dix dernières années, c’est la surveillance de masse sans discrimination qui est devenue la norme. Des sociétés de renseignement comme VASTech ont secrètement vendu des équipements enregistrant de manière permanente les appels téléphoniques de nations entières. D’autres enregistrent la position de tous les téléphones portables d’une ville, avec une précision à 50 mètres. Des systèmes capables d’infecter l’intégralité des personnes d’une population cible utilisant Facebook ou possédant un smartphone sont en vente dans ce marché du renseignement.

La vente d’outils de surveillance aux dictateurs

Lors du printemps arabe, quand les citoyens ont renversé les dictatures en Tunisie et en Egypte , ils ont découvert les chambres d’écoute où des équipements britanniques de Gamma, français d’Amesys, sud-africains de VAStech, chinois de ZTE suivaient leurs moindres mouvements en ligne et par téléphone.
Des entreprises de renseignement telles que SS8 aux États-Unis, Hacking Team en Italie et Vupen en France fabriquent des virus (chevaux de Troie) qui piratent les ordinateurs et les téléphones (y compris les iPhone, BlackBerry et Android), en prennent le contrôle, enregistrent tous les usages, mouvements et même les images et sons provenant de la pièce où ils se trouvent. D’autres sociétés, comme Phoenexia en République Tchèque, collaborent avec les militaires pour créer des outils d’analyse de la voix. Ils identifient les individus en déterminant leurs genre, âge et niveau de stress et les suivent ainsi grâce à leurs «empreintes vocales». Blue Coat, aux USA, et Ipoque, en Allemagne, vendent des outils aux gouvernements de pays comme la Chine et l’Iran pour empêcher que les dissidents ne se fédèrent par Internet.
Trovicor, une filiale de Nokia Siemens Networks, a fourni au gouvernement de Bahrein des technologies d’écoute qui ont permis de pister le défenseur des droits de l’homme Abdul Ghani Al Khanjar. Des détails de conversations sur son téléphone mobile personnel datant d’avant qu’il soit interrogé et battu durant l’hiver 2010-2011 lui ont été montrés.

Les entreprises de surveillance partagent vos données avec l’État

En janvier 2011, la N.S.A. a inauguré un site dans le désert de l’Utah destiné à stocker à jamais des téraoctets de données tant américaines qu’étrangères, afin de les analyser dans les années à venir. Le tout pour 1,5 milliard de dollars.
Les entreprises de télécommunications sont disposées à révéler les données sur leurs clients aux autorités, quel que soit le pays. Les gros titres lors des émeutes au Royaume-Uni en août ont montré comment Research In Motion (RIM), qui commercialise les BlackBerry, a proposé au gouvernement d’identifier ses clients. RIM a participé à des négociations similaires avec les gouvernements indien, libanais, ceux d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, leur proposant de partager les données issues de BlackBerry Messenger.

Transformer les données en armes tue des innocents

Il existe plusieurs entreprises qui commercialisent actuellement des logiciels d’analyse de données, transformant celles-ci en de puissants outils utilisables par les militaires et les agences de renseignement. Par exemple, dans des bases militaires aux États-Unis, des pilotes de l’Armée de l’air utilisent un flux vidéo et un joystick pour piloter des drones Predator lors de missions de surveillance au Moyen-Orient ou en Asie centrale. Ces données sont accessibles à des membres de la CIA (Central Intelligence Agency) qui s’en servent pour lancer des missiles Hellfire sur leurs cibles.
Les représentants de la CIA ont acheté des logiciels leur permettant de corréler instantanément des signaux téléphoniques et des empreintes vocales, pour déterminer l’identité et la position d’individus. L’entreprise Intelligence Integration Systems Inc. (IISI), basée dans l’État du Massachusetts, commercialise dans ce but un logiciel «d’analyse basée sur la position» appelé Geospatial Toolkit. Une autre société, Netezza, elle aussi du Massachusetts, et qui a acheté ce logiciel, en a prétendument analysé le fonctionnement et en a vendu une version modifiée à la CIA, version destinée à équiper des drones pilotés à distance.
IISI, qui indique que son logiciel a une marge d’erreur de plus de 12 mètres, a porté plainte contre Netezza pour en empêcher l’utilisation. Le créateur de la société IISI, Rich Zimmerman, a déclaré devant un tribunal qu’il a été «stupéfait et abasourdi que la CIA envisage de tuer des gens avec mon logiciel qui ne fonctionne pas».

Un monde orwellien

Partout dans le monde, les fournisseurs d’outils de surveillance massive aident les agences de renseignement à espionner des particuliers et des «groupes d’intérêt» à grande échelle.

Parcourir les documents du projet «un monde sous surveillance»?

Le projet «Un monde sous surveillance» de Wikileaks révèle dans le détail quelles sociétés font des milliards en vendant des systèmes de surveillance sophistiqués aux gouvernement acheteurs, passant outre les règles d’export et ignorant superbement que les régimes auxquels ils s’adressent sont des dictatures ne respectant pas les droits de l’homme.
Pour chercher dans ces documents, cliquez sur le lien dans le panneau à gauche de cette page pour obtenir la liste par type, compagnie, date ou par mot-clé. (Allez sur le site de la source de ce document)
Pour visualiser ces sociétés sur une carte du monde, utilisez l’outil suivant chez Owni.
Par wikileaks.org

[Source]

[Documents a lire sur Wikileaks]

Journée internationale contre les DRM – édition 2012


Dans son combat contre les DRM (Digital Rights Management), club Poly/Linux , soutient la Journée internationale contre les DRM de la Free Software Foundation (Fondation du logiciel libre) le 4 mai 2012.
Cette journée est l’occasion de rappeler à quel point ces menottes numériques sont dangereuses pour les utilisateurs comme pour les développeurs de logiciels libres et empêchent des usages légitimes sur les contenus numériques.

Le 4 mai 2012, la Free Software Foundation organise la Journée internationale contre les DRM, une journée d’information sur les dangers des DRM, des systèmes de gestion de contrôle d’usage des fichiers numériques. Ces DRM sont présents sur de nombreux fichiers, comme une partie de la musique en ligne et certains livres numériques, mais aussi sur les supports physiques, comme les DVD et les BlueRays pour la vidéo. Ils encodent le contenu de manière à le rendre illisible pour qui n’a pas la clé numérique pour le décoder. Les DRM ont pour principal objectif d’établir un contrôle de l’usage dans le cercle privé, jusqu’ici impossible à mettre en œuvre.
«Si les gens savaient qu’il y a un DRM, ce que c’est et comment ça fonctionne, nous aurions déjà échoué.»
(“If consumers even know there’s a DRM, what it is, and how it works, we’ve already failed”)
Disney, dans The Economist, septembre 2005

Pour en savoir plus sur les DRM

mercredi 2 mai 2012

02 Mai 2012 | Palais des Sciences de Monastir : Conférence - Richard Stallman







mardi 1 mai 2012

le GOUROU du logiciel libre: « Richard Stallman »


La communauté Tunisienne des logiciels libres et le Palais des Sciences de Monastir Invitent le GOUROU du logiciel libre: « Richard Stallman »
Mercredi, le 02 Mai 2012 au Palais des Sciences de Monastirà partir de 15h00

Dr.RichardStallman, président de la Free Software Foundation fsf.org et initiateur du mouvement des logiciels libres gnu.org, sera en visite en Tunisie dans les prochains jours. Cette visite vient suite à une invitation soumise par les membres de la Communauté Tunisienne des Logiciels Libres pour assurer des conférences autour des logiciels libres.
le palais des sciences de monastir accueil Dr.RichardStallman pour animer une conférence sur « Les logiciels libres et vos libertés » et ce, le 02 mai 2012 à partir 15h00 (environ 2h pour la conférence 1h pour le débat) .

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites